Les parents d’enfants neuroatypiques (et/ou en situation de handicap) vivent chaque jour l’équilibre précaire qui se cache derrière chaque journée.

Les rendez-vous médicaux, les thérapies, les adaptations constantes… Tout ça, c’est un travail à temps plein en plus du quotidien.

Chaque changement, même petit, peut déclencher une tempête (anxiété, régression, épuisement). Ce n’est pas de « l’excuse », c’est une réalité physiologique…


Alors quand on vous dit « non » à une activité ou un conseil que vous nous donnez, ce n’est pas par manque de volonté, mais parce qu’on pèse chaque décision comme un risque.

Pas la peine de nous dire qu’on en fait pas assez alors qu’on donne déjà 200%.

Pas la peine de nous dire que notre enfant « a un problème ». On sait bien, c’est notre défi.

Je comprends votre colère, vous vous sentez impuissants. Bah nous, ça, c’est tous les jours.

Bienvenue dans nos vies.


Je compatis vraiment avec votre inconfort. Nos défis sont si éloignés de vos vies que, face à nos réalités, il est naturel que vous cherchiez des solutions.

C’est une intention touchante.

Mais ce n’est pas toujours ce dont nous avons besoin. Parfois, il n’y a pas de solution, conseil, ni « bonne pratique ». Parfois, il faut juste accepter la réalité, y compris notre épuisement.

Quand nous vous disons cela et que vous vous défendez voire nous accusez, vous devenez une charge émotionnelle de plus dans notre quotidien.

Parfois, tout ce que nous voulons, c’est parler de nos réalités avec les gens qu’on aime.